On pourrait dire un bal folkhlorique.
Mais on serait assez loin du compte.
Imaginez une salle quelconque, avec des tables
tout autour et des gens qui s'installent.
En fait, nous et nos amis anglais.
Nous sommes nombreux, souvent une bonne soixantaine.
Il y a aussi un orchestre qui commence à
jouer en sourdine de la musique qui ressemble,
à nos oreilles inexpérimentées,
à des gigues irlandaises.
Puis quelqu'un prend le micro pour nous expliquer
comment va se dérouler la première danse.
La plupart du temps il faut former des couples
et se mettre en ligne, ou en carré, ou en cercle.
Puis, on nous dit ce qu'il faut faire sans
la musique.
Une figure très compliquée que
nous devrons répéter de nombreuses fois, et qui nous permettra
de changer ou de ne pas changer de partenaire au cours de la danse, c'est
selon.
Là, on peut voir la concentration
intense de Catherine et de Marjorie qui écoutent le monsieur en
bleu. Lui c'est un pro, un Morris Man
Vous pouvez cliquer sur la photo pour
l'agrandir
Mon dieu, comme c'est difficile, on n'y arrivera
jamais!
C'est sûr, on va se tromper tout le
temps.
Puis la musique se met à jouer très
fort, et là c'est pour de vrai, ça va quatre fois plus vite
et oui, on se trompe, au lieu d'attraper son partneaire de droite on attrape
celui de gauche, on recule quand il faut avancer, on se sait plus ou en
en est .
Mais la musique est entrainante et il
y a toujours quelqu'un dans le groupe qui sait ce qu'il faut faire et qui
nous remet dans le rang. Oui, mais voilà, le rang a déjà
bougé . Ca va si vite, ça tourbillonne, on a de la peine
à trouver son souffle ou à le reprendre. En plus on rit tellement
des bêtises que l'on a faites ou de l'air ahuri d'un des danseurs
qu'on a vraiment du mal a se concentrer.
Heureusement la musique nous guide. Et petit
à petit, incroyable mais vrai, on se met à faire les bons
mouvements, et en rythme.
Alors là, on découvre le plaisir
de danser!
Vous pouvez cliquer sur la photo pour
l'agrandir
Avant on s'amusait comme des fous, on avait l'impression de
faire les pitres, mais maintenant, avec grâce et légèreté,
on virevolte, on évolue avec aisance, on ne se trompe presque plus,
et.... la musique s'arrête.
Cette danse là est finie.
Quel dommage!
Oui, mais aussi, ouf. On commençait a être complètement
essoufflé.
Nous allons pouvoir nous reposer cinq minutes, juste le temps qu'il
faut pour qu'on nous explique la danse suivante ou que nous changions de
partenaire.
Tiens, parlons de nos partenaires.
La dernière fois, c'était une vielle dame , maintenant
c'est une petite fille.
Tout à l'heure ça sera un très charmant
jeune homme, et chaque nouveau morceau nous fait danser avec toutes sortes
de personnes différentes.
Français, anglais, à la fin de la soirée, on
se connait tous, et c'est à ce moment que le groupe joue "Auld lang
syne", ("Ce n'est qu'un au revoir" en français). Nous nous mettons
tous en cercle, nous nous donnons tous la main en croisant les bras et
nous chantons tous à tue-tête
en nous balançant de droite à gauche.
Voilà, on voudrait que ça continue mais c'est fini.
Il va falloir attendre le prochain ceilidh dans deux ans lors de
notre prochain voyage à Hexham.
|