Programme des conférences saison 2005-2006 ...

Toutes les conférences se déroulent à 20H30 à l'auditorium du Chevalet à Noyon.
L'entrée est libre mais le nombre de places est limité à 80.

 Crises des banlieues

Conférence de l'UPT mercredi 17 mai 2006
"La terre n'est qu'un seul pays" proposée par André Bruginoux

André Brugiroux a vécu une expérience très riche qu'il souhaite nous partager :
"La terre n'est qu'un seul pays" est le thème de sa conférence, conclusion et idée maîtresse de son périple de 400 000 km autour du monde parcourus en stop à travers 135 pays. Une aventure rocambolesque et passionnante qui a été pour lui la meilleure des universités.

A travers la dureté du voyage (une seule nuit d'hôtel en six ans) se confirme l'idée qu'énonçait au siècle dernier un Persan du nom de Baha'u'llah : "La terre n'est qu'un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens".

Pour en savoir plus sur ce sujet voir le site andre.brugiroux ...


Compte-rendu de cette conférence :

André Brugiroux - un sacré bourlingueur qui a parcouru le monde depuis l'âge de 17 ans, et en aura bientôt 70.

"Cinquante ans sur la route" est le titre d'un de ses livres de souvenirs ainsi que le résumé de sa vie. Certes il n'a pas parcouru ses 400 000 km en stop en une fois, mais lors de son premier voyage il a quitté sa famille et la France pendant 12 ans.

A l'époque on ne savait pas ce que voulaient dire "Charter", "Voyagiste", "Low costs", téléphone portable" et "Internet." Le voyage était encore une affaire de riches. Pourtant André a effectué tous ses voyages sans autres ressources que son travail sur place puis ses films ses livres et des conférences.

Le stop A brugiroux

 

conference A brugiroux UPT Noyon

Il a visité tous les pays du monde sans exception, d'un pôle à l'autre, et parcouru tous les océans, sans sponsors, sans dormir à l'hôtel, mais en mettant sa vie parfois en péril.
Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ... et est revenu plein d'usage et raison".

Sa sagesse : "Le monde n'est qu'un seul pays" (titre d'un autre de ses livres). Rien ne sépare vraiment les hommes, à terme la paix est aussi inévitable à ses yeux que la guerre pour beaucoup de nos contemporains.

Le public, amusé et séduit par son bagou lui a posé de nombreuses questions. Comment ne pas être émerveillé par le récit d'une vie aussi aventureuse et bien remplie ?

 

Conférence prévue pour la rentrée UPT à l'automne 2006
Michel KOKOREFF analyse la crise des banlieues

Les élections présidentielles de 2001 ont suscité bien des interrogations sur le décrochage de la gauche à l’égard des couches populaires, traduisant un tournant idéologique plus large. Si cet événement a contribué à exacerber le constat d’une crise de la représentation politique, la question s’est posée plus spécifiquement quant à la capacité à prendre en compte la diversité des citoyens.

Pour en savoir plus sur ce sujet voir le site Alternatives ...

Crises des banlieues

 

Conférence de l'UPT du 9 décembre sur le thème des Énergies renouvelables

Le prix du pétrole flambe. Cette hausse risque d'être durable car, inexorablement, les ressources s'épuisent. De plus l'utilisation des combustibles fossiles engendre une pollution massive difficile à endiguer. Le nucléaire présente l'inconvénient de générer des déchets dangereux et durablement nocifs. Les énergies renouvelables représentent-elles aujourd’hui une alternative crédible ? Ces sources d'énergies sont nombreuses mais encore mal connues du grand public. Que sont ces énergies de l’avenir ? De quelles ressources la Picardie dispose t-elle dans ce domaine ? Les équipements sont-ils fiables et performants ? Dans quels délais seront-ils opérationnels ? Ne faudrait-il pas surtout se soucier de moins gaspiller nos ressources ?

Pour en savoir plus sur ce sujet voir le site manicore ...


Bruno Guillemin
, président de l’association Compiègne Écologie, étudie depuis des années les rapports entre écologie et vie pratique, en particulier dans le domaine de l’éco-construction.
Il répondra à vos questions à l’occasion de cette conférence-débat.


Laure Baste-Morand a fondé « le Verlan », association de réinsertion de sortants de prison, et a été présidente de l'Association Nationale des Visiteurs de Prison.

Forte de cette expérience, elle est la mieux placée pour parler des difficultés que connaissent les détenus et les personnes qui, dans la prison, tentent de les aider. Elle propose aussi des solutions qui pourraient permettre aux femmes et aux hommes de sortir de prison moins détruits que lorsqu'ils y sont entrés.


Compte rendu de cette conférence de l'UPT :
Laure Baste-Morand
, ancienne présidente de l'association des visiteurs de prison et Claude Kater-Faugeron sociologue et ancienne chercheuse au CNRS ont dialogué devant et avec un public d'une vingtaine de personnes sur un thème qu'elles maîtrisent parfaitement l'une et l'autre : les prisons
françaises.
Cette conférence-débat faisait suite à celle de M. Ph. Combessie, sociologue qui avait eu lieu fin mai 2005. Son point de vue était social et juridique : la société et la prison, alors que celui des intervenantes de ce
soir était orienté sur la vie en prison au quotidien.

Laure Baste-Morand a d'abord retracé à grand traits sa carrière de bénévole au service des populations incarcérées. Répondant au passage aux questions pourquoi et comment on devient visiteur de prison, elle a montré combien le "placard" pénitentiaire tel qu'il fonctionne aujourd'hui ne rend service ni à la société,
qui paie relativement cher pour assurer son fonctionnement, ni aux incarcérés qui ont une chance infime de s'amender en prison pour retourner à leur sortie vers une vie "normale". Laure a souligné combien il est difficile pour un détenu d'admettre sa responsabilité, premier pas vers une réinsertion véritable, quand il est habité par un sentiment d'injustice. Le poids des peines dépend trop souvent des circonstances du jugement, du contexte historique pénal, de l'attitude du prévenu, de la ville ou de la région dans laquelle le verdict est rendu etc.
Souvent les détenus ne trouvent en prison que peu de moyens de s'amender : pas de travail, peu de possibilité d'études. En prison le mépris entre les catégories de délinquants et la méfiance entre co-détenus sont les sentiments les plus répandus quand ce n'est pas la haine, qui découle bien souvent de la promiscuité.
La vie en prison n'est donc le plus souvent qu'une survie.

Alors que faire ? L. B-M préconise, bien sûr, plus d'éducation en prison et de prévention au dehors. Claude Kater rappelle que depuis quelques années le nombre et la durée des peines de prison ne cesse d'augmenter
ce qui rend encore plus difficile la tâche des fonctionnaires pénitentiaires et des bénévoles.
Par ailleurs le budget de la justice, même s'il s'est un peu accru, n'est pas sans limites. La prison pourra assumer la plus noble de ses tâches : l'amendement des condamnés et leur retour à la vie normale, lorsqu'elle sera moins encombrée par les très courtes et les très longues peines. Il existe des alternatives à la prison.

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